Bon vent Monsieur Hulot et vive la transgression!

Monsieur Hulot s’en est allé… c’est un homme respectable qui défend la cause écologique comme un honnête homme qu’il est.

Mais l’urgence écologique appelle aujourd’hui des hommes d’action à prendre le flambeau; et Monsieur Hulot n’est pas un homme d’action, juste un gentil garçon… pas capable, selon lui, de faire défiler des gens dans la rue; et de fait, beaucoup moins capable que la poignée d’internautes qui a réussi à faire défiler 100.000 personnes en quelques jours après son départ!

Je l’affirme: c’est une bonne chose que Monsieur Hulot ait démissionné. L’écologie a suffisamment de mal à se faire respecter pour éviter d’être représentée par un ministre qui subit, un ministre qui pleure.

Bon Vent Monsieur Hulot - Blog Gilles Caminade Accompagnement et Coach Gestalt

“Il prend la place de ceux qui pourraient vraiment agir”

Autant mieux qu’il ait un successeur qui ne fasse rien mais en lequel personne ou presque ne croit. Au moins ceux qui veulent le changement écologique n’attendront pas qu’il vienne d’en haut et se prendront en main!

Car c’est là que réside le plus négatif dans la présence médiatisée de Monsieur Hulot ; il occupe le terrain et le rend stérile en prenant la place de ceux qui pourraient le faire prospérer!

Et ceux qui pourraient faire prospérer la cause écologique aujourd’hui sont des  femmes et des hommes de combat; face à la puissance des lobbyistes que les industriels peuvent s’offrir, face aux scientifiques “ramollis” par le financement de leurs recherches par ces mêmes industriels, face aux politiques dont l’objectif est leur prochaine réélection et donc le court terme, comment négocier raisonnablement? Comment être gentil ?

Non, il faut combattre! Par les moyens légaux, pourquoi pas, ça peut toujours servir; mais place aussi aux moyens moins conventionnels comme la pétition, le boycottage… et pourquoi pas la désobéissance civile… ou plus encore!

Parce que rien ne bougera ou ça bougera trop lentement alors que l’URGENCE est là!

Comment empêcher les constructions littorales sans la “loi” corse? Comment stopper les OGM sans faucher un champ ou deux et être prêts à passer quelques temps à l’ombre; comment sortir de la malbouffe sans démonter un Mac-Do ou deux, comment limiter la production de CO² sans… transgresser les règles que la bien-pensance et la loi nous imposent?

Au vu de votre action comme ministre d’état, vous n’êtes décidément pas un homme de transgressions Monsieur Hulot. C’est peut être tout à votre honneur personnel, mais votre impuissance et vos larmes ont fait trop de mal à ceux qui croyaient en votre action.

Alors bye bye et bon vent gentil Nicolas!


Eh oui, ça m’arrive de pousser un coup de gueule! Ceux qui me connaissent le savent bien, ils trouvent même que j’exagère souvent. Et vous?

La capacité de transgression est donc pour moi indispensable pour faire progresser la cause écologique aujourd’hui ; je connais bien un autre domaine dans lequel cette capacité de transgression est clef: c’est l’entrepreneuriat. Car l’entrepreneur n’est pas celui qui suit les règles; c’est celui qui les transgresse: celles de l’ordre établi dans le secteur dans lequel il officie, celles de la réglementation lorsqu’il lance un produit ou un service nouveau, celles de l’état enfin lorsque la loi l’empêche de se développer.

Bien sûr à cette occasion l’entrepreneur prend des risques… sinon il ne serait pas entrepreneur! Mais en prenant le risque de perdre il prend surtout le risque de gagner, le succès est à ce prix!

Lorsque j'accompagne des clients salariés qui souhaitent se mettre à leur compte, devenir entrepreneurs, nous faisons ensemble l'évaluation des risques qu'ils sont prêts à prendre.

Une scène me revient: lors d'une séance de coaching professionnel je demande à l’un de mes clients banquier assez fortuné voulant devenir entrepreneur combien il était prêt à investir dans l'aventure; après un long silence teinté d'étonnement il me répond : bah… rien..? Inutile de dire que dans ces conditions son projet entrepreneurial n’a pas vu le jour!! J’accompagne aussi des salariés qui franchissent heureusement le pas, ainsi que des entrepreneurs sociaux prêts à prendre des risques… et à transgresser bien sûr! Voir interview Alice dans “Témoignages”

En parallèle des risques, nous évaluons aussi le degré de transgression des projet de mon client; si celui-ci est faible, il n’apportera rien de bien nouveau sur le marché et aura peu de chances de fonctionner. Dans le cas inverse, nous revenons sur les risques afférents à l’aventure que mon client peut assumer ou non, puis sur les transgressions compatibles avec ce niveau de risque… et ainsi de suite pour ajuster son projet!

Nous mettons beaucoup plus que notre argent dans nos affaires… j’ai pu m’en rendre compte au cours de ma vie d’entrepreneur depuis plus de 30 ans! Nous y mettons beaucoup de nous mêmes, de notre volonté, de notre force de travail, mais aussi de nos affects, de nos émotions

Pour finir ce billet je reviendrais sur le terme “assumer”; qui dans le cas présent ne se limite pas, loin s’en faut à l’aspect financier. Nous mettons beaucoup plus que notre argent dans nos affaires… j’ai pu m’en rendre compte au cours de ma vie d’entrepreneur depuis plus de 30 ans! Nous y mettons beaucoup de nous mêmes, de notre volonté, de notre force de travail, mais aussi de nos affects, de nos émotions.

Ces deux dernières facettes méritent un travail attentif lorsque j’accompagne un client en ces terres incertaines; travail pour lequel la Gestalt est un atout précieux car elle nous permet justement de juxtaposer une approche pragmatique de “here, now, next” avec l’écoute de nos émotions.

Une telle prise en compte des aspects émotionnels dans l’élaboration de son projet permet alors à son porteur de l’enrichir, de l’ajuster pleinement à lui-même; et maximise de ce fait les chances de réussite et d’épanouissement de mon client.