Donald Trump, Adolf Hitler, le poker et la réalité

Comme c’est intéressant de voir le Donald propulser le terme de « fake news », lui qui ne s’embarrasse pas des faits pour affirmer à quel point il est le meilleur et ses prédécesseurs exécrables !

Comme c’est intéressant aussi de le voir mener des négociations diplomatiques comme des négociations immobilières ou une partie de poker, et même d’arriver à des résultats !

Et comme c’est inquiétant de savoir qu’en plus il a de bonnes chances d’être réélu !

Comme lui, Adolf Hitler était d’une intelligence moyenne et paresseux, jusqu’au début de la guerre tout au moins.

Comme lui, Adolf Hitler a remporté ses premières victoires en changeant les règles et en prenant les autres de court.

Comme lui surtout, Adolf Hitler avait ce pouvoir de conviction des populistes, entraînant les masses dans son univers et en faire des fans…

Ma comparaison s’arrêtera là... heureusement pour les États Unis et la planète entière les USA sont une démocratie plus solide que l’Allemagne des années 30 ; et heureusement aussi la proportion de fans de Trump plafonne à 30 % ; c’est trop mais ce n’est pas 60 ou 70 % !

Mais imaginons un membre du parti hitlérien fin 1941 ; dans sa réalité national-socialiste, l’Allemagne et son chancelier méritent une note de 20/20. Il a tout vu, tout compris, c’est le meilleur !

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« Comme lui, Adolf Hitler était d’une intelligence moyenne et paresseux, jusqu’au début de la guerre tout au moins. »

Et ce même allemand fin 1945 ? Il y a fort à parier que dans sa réalité la note aura changé pour se rapprocher de 0… que s’est-il passé entre temps ? Le Führer s’est suicidé, l’Allemagne a perdu la guerre, les morts autour de lui se comptent par milliers, sa maison est détruite...

Un peu de temps s’est écoulé entre les deux et le mur d’une certaine réalité a fracassé celle qui était la sienne ; ce qui arrivera je le crois, toutes proportions gardées, aux fans du Donald lorsque ses recettes auront fait long feu.

La question de la réalité dans laquelle vit mon client est centrale dans mon activité de coaching professionnel. Et je peux me trouver face à un dilemme.

Ma pratique de l’accompagnement et de la Gestalt m’incite à travailler à partir de sa réalité et de cheminer avec lui. Comme le disait Harold Bridger « you have to start from where the client is ». 

Mais si j’estime (avec toute ma subjectivité bien sûr !) que la réalité de mon client l’amène à un clash professionnel, alors je ne m’interdis pas de donner mon point de vue, voire de me positionner comme expert.

Et j’attends la prochaine occasion pour traiter le sujet au fond avec lui, en revenant à ma position basse. Il pourra ainsi progresser à son rythme sans avoir hypothéqué son avenir professionnel à court terme !

Tout est ainsi une question d’à propos et de dosage… je suis bien loin de pouvoir pratiquer ces notions avec le Donald... j’en fais mon deuil !!

Tout est ainsi une question d’à propos et de dosage… je suis bien loin de pouvoir pratiquer ces notions avec le Donald... j’en fais mon deuil !!