La Gestalt


Qu’est-ce que la Gestalt ?

La Gestalt Thérapie, ou Gestalt, est un ensemble de concepts et de pratiques visant à générer chez le client (ou patient) un changement personnel.

Cette approche est centrée sur l’interaction entre la personne et son environnement. L’accent y est mis sur l’expérience subjective de ce qui se passe ici et maintenant, notamment au niveau du ressenti et des émotions.

Le sens du travail qui réunit le praticien et son client est de produire du nouveau dans cette interaction, avec comme résultats moins de blocages et de souffrance, plus de bien être et d’accomplissement.

Le sens du travail qui réunit le praticien et son client est de produire du nouveau.

Pour ce faire, la Gestalt a modélisé cette interaction en s’appuyant sur une philosophie pragmatique, phénoménologique et existentialiste ; puis élaboré un certain nombre de pratiques d’accompagnement des personnes, des groupes et des organisations.

Apparue dans les années 1950, la Gestalt Thérapie se développe aujourd’hui activement et compte plusieurs milliers de praticiens à travers le monde.

librement inspiré de wikipedia.org


D’où vient le nom de Gestalt ?

Gestalt se traduit en français par « forme », au sens de « prendre forme », « s’organiser », ou « se construire » ; et contrairement à ce que sa consonance rigide pourrait laisser croire, cette forme est personnelle, mobile, en constant changement… et finalement très souple !

librement inspiré de wikipedia.org

Pour pallier cette contradiction apparente, le mouvement gestaltiste a réfléchi à adopter le nom de Psychothérapie Existentielle, mais la démarche n’a pas abouti. Psychothérapie Existentielle est néanmoins le titre d’un très bel ouvrage de Noël Salathé, grand nom de la Gestalt en Suisse !

Après ces définitions plutôt institutionnelles, je vais poursuivre par des considérations plus personnelles, subjectives… et donc gestaltistes !


Une Philosophie de vie

La Gestalt recouvre pour moi un champ plus large que celui d’un mode d’accompagnement. La Gestalt s’apparente à une philosophie de vie.

Une philosophie qui va privilégier l’ici et maintenant, dans tout ce qui fait notre environnement ; et ajouter une vision de l’avenir, pour aboutir à « here, now and then ».

Une philosophie de vie qui nous incite à prendre en compte l’importance de nos perceptions et de nos émotions, à leur laisser plus de place dans nos vies.

Une philosophie qui considère enfin comme fondamental d’assumer notre entière responsabilité dans le déroulement de notre vie (existentialisme).


Gestalt et coaching

La Gestalt est devenue une grande source d’inspiration dans ma pratique du coaching professionnel ces dernières années. Rien d’étonnant à cela, ses fondements se marient presque naturellement avec le coaching, notamment le coaching professionnel et sa dimension d’organisation ; de nombreux praticiens se présentent d’ailleurs comme « coachs gestaltistes ». 

Comme nous venons de le voir pour la Gestalt, la prise en compte de nos émotions et l’acceptation de notre responsabilité sont des sujets clés dans la pratique du coaching professionnel.

En effet, les émotions sont très souvent négligées par les clients qui font de belles études puis une « carrière » ; ils doivent même souvent une partie de leur succès à leur capacité à les ignorer, à les refouler.

Lorsque la vie les rattrape, que les premiers échecs pointent, ils sont perdus ! Alors, s’ils sont prêts à se remettre suffisamment en question pourra commencer un travail de coaching gestaltiste qui les fera progresser sur le plan émotionnel ; ce qui sera pour eux un fort levier de progrès professionnel et d’accomplissement personnel.

Quant à l’acceptation de sa responsabilité pleine et entière sur sa propre vie, c’est une base de toute relation de coaching professionnel ; en effet la coach est en position basse, et le client détient les clés et porte la responsabilité de sa vie ; s’il ne souhaite pas endosser cette responsabilité, un coach ne peut pas l’aider, il devra s’adresser à un homme de dieu ou un gourou qui lui dise quoi faire !


Ouverture et tolérance

Une des caractéristiques du mouvement gestaltiste est d’être ouvert sur l’extérieur : sur le coaching et le coaching professionnel comme nous l’avons vu, sur d’autres pratiques thérapeutiques (Gestalt et systémique, Gestalt et EMDR, Etc.), sur les arts et leur manière d’être pratiqués (musique, clown, théâtre, danse…), sur la dynamique corporelle ou encore les philosophies bouddhiste et zen.

Les diverses écoles de Gestalt sont dans cette ligne, différenciées, et l’ouverture qui prévaut vis-à-vis de l’extérieur se retrouve entre elles.


Un apprentissage long et complexe

Jusqu’ici tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes gestaltistes… mais les choses deviennent moins faciles lorsque l’on aborde l’apprentissage !

Les aspects théoriques de la Gestalt sont bien compliqués… pour s’en convaincre il suffit pour un profane d’essayer de se plonger dans le « que sais-je » supposé être vulgarisateur… sans parler du célèbre livre de référence « gestalt-thérapie », véritable casse tête pour le lecteur même spécialiste !!

Quant à la pratique, elle s’appuiera déjà sur plusieurs années de thérapie personnelle pour l’apprenti gestaltiste, qui devra ensuite digérer et intégrer suffisamment les concepts.

Il sera aussi formé à la posture gestaltiste qui colle, au présent, à la réalité du client ; une pratique souple, en apparence simple même, semblant couler de source, alors qu’elle est en réalité le fruit invisible d’un travail complexe et précis !

La Gestalt implique donc une forte motivation, dans une formation longue (6 ans environ à l’Ecole Parisienne de Gestalt par exemple) et sélective, un gage de qualité pour les futurs clients.